TRAS Klage Fessenheim bei EU

AKW Fessenheim: TRAS zieht Klage an den Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte weiter. Nach Ablehnung der sofortigen Schliessung des AKW Fessenheim durch das oberste französische Verwaltungsgericht (Conseil d’Etat), zieht der Trinationale Atomschutzverband (TRAS) seine Klage an den Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte in Strasbourg weiter. TRAS erachtet es als erwiesen, dass Frankreich das Recht auf Schutz des Lebens als auch verfahrensrechtliche Bestimmungen verletzt hat. Das Risiko eines atomaren Unfalls bleibt unverändert gross:
– Dem Erdbebenrisiko am Standort Fessenheim wird nicht genügend Rechnung getragen.
– Die Überschwemmungsgefahr bei einem Bruch des Rheinseitenkanals wird verharmlost.
– Die Häufung von Zwischenfällen und die ungenügende Bodenplatte des Reaktorgebäudes sind Indizien einer
   ungenügenden Sicherheitskultur.
– Die Einleitung chemischer Abwässer erfolgt ohne rechtsgültige Erlasse.
TRAS erachtet mehrere Bestimmungen der Europäischen Menschenrechtskonvention durch Frankreich verletzt, namentlich:
(1) Das Recht auf Leben (Art. 2). Laut EGMR kann das Recht auf Leben auch durch eine massive Beeinträchtigung der Umwelt verletzt werden (EGMR, 18. Juni 2002, § 64 und 67, Oneryildiz c/Turquie: RTDH 2003, p. 201).  Es ist offensichtlich, dass der Betrieb des AKW Fessenheim mit Risiken verbunden ist, welche im Fall eines atomaren Unfalls  für die umliegende Bevölkerung in Frankreich, Deutschland und der Schweiz eine gravierende Gefahr von Leib und Leben bedeuten. Ebenso offen­sichtlich ist die Gefährdung der Umwelt in einem solchen Fall.
(2) Das Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6). Bei der öffentlichen Anhörung der Parteien vor dem obersten französischen Verwaltungsgericht (Conseil d’Etat) wurde die Gleichberechtigung der Parteien verletzt. So war TRAS bloss durch 4 Personen vertreten, während die Gegenpartei mit 9 Personen, mehr als doppelt so vielen, vertreten war. 
(3) Hinzu kommt, dass das Recht auf ein unabhängiges und unparteiisches Verfahren verletzt wurde. Die neu eingesetzte Präsidentin der Abteilung des Conseil d’Etat, welcher in diesem Verfahren Recht sprechen sollte, Madame de Silva, leitete von 2009-11 die Rechtsabteilung des französischen Ministeriums für Ökologie, zu einem Zeitpunkt also, als die Klage von TRAS betreffend Fessenheim noch beim Verwaltungsgericht in Strasbourg hängig war. Folglich war sie damals die juristische Vorgesetzte der EDF, d.h. der Gegenpartei von TRAS. Die Beteiligung von Frau de Silva am Ermittlungsverfahren, namentlich anlässlich der Anhörung der Parteien am 15. April 2013, einige Wochen vor dem Urteil des Gerichts, zeigt deutlich, dass der Conseil d’Etat in dieser Angelegenheit nicht unparteiisch war.
Das Recht auf wirksame Beschwerde (Art. 13). TRAS hatte vor Abschluss des Verfahrens die Nominierung eines richterlichen Experten beantragt, nachdem als Beweisstück ein technisches Gutachten „Analyse der Ergebnisse des EU-Stresstest der Kernkraftwerke Fessenheim und Beznau“ eingereicht worden war. Das hochkarätige Gutachten war vom Ministerium für Umwelt, Klima und Energie­wirtschaft Baden-Württemberg beim Öko-Institut e.V. in Darmstadt in Auftrag gegeben worden. Die französischen Richter haben diesem Antrag nicht stattgegeben, obwohl er fundiert und angesichts des Risikos eines atomaren Unfalls wohlbegründet war.

 

Centrale nucléaire de Fessenheim : L’ATPN saisit la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg. Le Conseil d’Etat français a refusé de faire droit à la demande de l’ATPN tendant à obtenir la suspension immédiate et complète du fonctionnement de la centrale nucléaire de Fessenheim. C’est la raison pour laquelle l’ATPN a été contrainte de saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Il s’avère cependant que les risques d’accident nucléaires sont réels et très importants, dès lors que:
– le risque sismique propre à la zone d’implantation de la centrale de Fessenheim n’a pas été correctement pris
  en considération;
– le risque d’inondation a été minimisé;
– de même que la multiplication des incidents ou encore la problématique du radier,
– et que les normes de rejet sont devenues illégales.
C’est la raison pour laquelle l’ATPN a été contrainte de saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Au fond, l’ATPN se prévaut de la violation de plusieurs dispositions de la CEDH, et tout particulièrement :
(1) Du droit à la vie protégé par l’article 2 de la Convention. D’après les instances européennes, « la violation du droit à la vie est envisageable en relation avec des questions environnementales  » (CEDH, 18 juin 2002, § 64 et 67, Oneryildiz c/ Turquie : RTDH 2003, p. 201). En l’occurrence, les risques extrêmement importants liés au fonctionnement de la centrale de Fessenheim sont de nature à faire courir des risques considérables pour les populations notamment françaises, allemandes et suisses, mettant leur vie en danger en cas de catastrophe nucléaire. Les risques pour l’environnement sont également évidents.
(2) Du droit à un procès équitable garanti par l’article 6 de la Convention. 
En particulier, l’ATPN soutient que l’égalité des armes n’a pas été assurée lors de l’enquête d’instruction réalisée devant le Conseil d’Etat puisque l’ATPN était représentée par 4 personnes, alors que la partie adverse était représentée par 9 personnes, soit plus de deux fois plus.
D’autre part, le droit à un tribunal indépendant et impartial n’a pas été respecté. En effet, la nouvelle présidente de la sous-section qui devait juger cette affaire, Mme de Silva, avait passé deux années à diriger le service juridique du ministère de l’écologie entre 2009 et 2011, à une époque où le dossier de Fessenheim était pendant devant le tribunal administratif de Strasbourg. Elle était donc le directeur juridique d’EDF, partie adverse. La présence de Mme de Silva lors de la procédure d’instruction et notamment pendant l’enquête à la barre réalisée le 15 avril 2013, quelques semaines avant le jugement, démontre l’absence d’impartialité du Conseil d’Etat dans cette affaire.
(3) Du droit à un recours effectif garanti par l’article 13 de la Convention. L’ATPN avait en effet sollicité la désignation, avant dire droit, d’un expert judiciaire, dès lors que l’ATPN a produit une expertise technique intitulée « Analyse des résultats des stress-tests européens des centrales nucléaires Fessenheim et Beznau ». Cette étude de haut-niveau a été commandée à OKO-Institut par le Ministère de l’environnement, du climat, de l’énergie et de l’économie (Baden-Württemberg). Les Juges français n’ont cependant pas daigné faire droit à cette demande d’expertise pourtant parfaitement légitime et fondée eu égard aux risques sérieux d’un accident nucléaire.
20 novembre 2013
Trinationale Atomschutzverband (TRAS)
Association Trinationale de Protection Nucléaire

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